Redrum : Pour son premier long métrage, Eli Roth nous conte une sordide histoire de vacances sanglantes, dans le pur style horreur des années 80. Les références ponctuant le récit sont ainsi nombreuses : on pense, entre autre, à Evil Dead (pour la cabane isolée au milieu de la forêt), à Massacre à la Tronçonneuse (pour l'esthétisme de certains plans), à The Thing (pour le virus qui gagne progressivement les protagoniste)... Cabin Fever n'est pas aussi culte que les chefs d'œuvres dont il s'inspire mais s'avère être un divertissement plaisant. Le gore côtoie l'humour, pour un cocktail particulièrement déjanté. Certains personnages complètement hallucinés sont dignes ce que l'on voit généralement plutôt du côté de Will Ferrell ou Adam Sandler... Le mélange est donc savoureux mais nuit toutefois au caractère horrifique du film, et donc au climat : la tension ne progresse pas, le film tourne en rond après la première heure et l'ennui finit par pointer le bout de son nez. C'est bien dommage, car certaines scènes gores bénéficient d'un travail de maquillage absolument exceptionnel. Alors, même si Eli Roth parviendra à être plus flippant dans Hostel, Cabin Fever possède le charme désuet et naïf d'un premier film. À découvrir ! 3/5
Tucker : Le grand pote de Tarantino, Eli Roth, revient aux sources du gore pour son premier long métrage, mais nous sert un petit survival sans grand intérêt, décalé certes, mais pas encore assez dégueux. Il se rattrapera quelques années plus tard avec le beaucoup plus glauque et malsain Hostel. Ici, il est question de cabane isolée perdue dans la forêt, d'ados débiles (classique de chez classique) et d'un mal rongeant le corps de l'intérieur. On notera que Roth se la joue premier de la classe en étalant ses références, avec plusieurs clins d'œil (cela reste tout de même sympa) à différents films cultes, comme l'arrivée de la bande de joyeux lurons vers la cabane isolée (rappelant la scène d'ouverture d'Evil Dead de Raimi) ou encore ce plan séquence, au ralenti, sur le petit cul de la sexy Cerina Vincent alias Marcy (clin d'œil à Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper). Cabin Fever est tout de même assez fun et se laisse regarder, on se demande même par moment ce qu'a bien pu prendre notre cher Eli Roth avant de tourner certaines scènes... En résulte des instants complètements barrés et délirants (le gamin qui se prend pour un ninja, le groupe de blacks qui arrivent dans le magasin) plutôt réussis. 2/5
Genre : Epouvante / Survival HorrorRéalisateur : Eli Roth
Acteurs : Jordan Ladd, Rider Strong, James DeBello, Cerina Vincent, Giuseppe Andrews
Durée : 1h34
Année de production : 2002 (Etats-Unis)









Vos commentaires