Dans la petite ville californienne de Cuesta Verde, la famille Freeling mène une vie tranquille et sereine, mais d'étranges événements commencent à avoir lieu dans leur maison. Les meubles s'agitent, des objets se déplacent tout seuls... jusqu'à une nuit d'horreur où le vieil arbre du jardin essaye d'avaler le jeune Robbie Freeling, tandis que sa sœur, Carol-Anne, est happée par le placard à jouets et disparaît dans une autre dimension. Les parents des deux jeunes enfants font alors appel aux services du docteur Lesh, une parapsychologue…
Miss Strode : Steven Spielberg nous offre ici un film très distrayant. En 1982, on se préoccupait déjà des morts qui ne savent pas qu'ils sont morts et qui ne sont pas très contents.... On peut se demander s'il s'agit ici d'un film fantastique, ou d'un prétexte pour réaliser un film d'aventure (on retrouve, entre autre, l'inspiration musicale du film Les aventuriers de l'Arche Perdue et un nombre impressionnant de clins d'œil à Star Wars). Mais tout y est pour faire de Poltergeist un très bon divertissement : enquête scientifique (à grand renfort de mesures, d'expériences, d'explications rationnelles...ou pas), effets spéciaux (certains n'étant cependant pas forcément nécessaires) et petites frayeurs (eh oui !). Poltergeist nous entraîne dans une maison hantée, au milieu d'une famille plus abattue qu'effrayée par les phénomènes paranormaux dont elle est devenue la cible et réussit son challenge : nous divertir ! 3,5/5
Tucker : Tobe Hooper nous avait habitué à un cinéma bien plus malsain et glauque que ce Poltergeist, en témoigne le terrible et culte Massacre à la tronçonneuse. Mais en s’associant au maître du divertissement époustouflant et grand public, Steven Spielberg, il a du se résoudre à une œuvre plus gentille, plus familiale qu’à l’accoutumée. En effet, tout au long de son histoire de maison hantée, la patte Spielberg se ressent incontestablement. Poltergeist s’apparente à un sensationnel tour de grand huit, où l’on en prend plein la vue. Près de deux heures d’aventure, de bonheur visuel et même d’humour, mais, malheureusement, pas réellement de tension, de frissons et de suspense. L’association nous gratifie pourtant de très bonnes idées (l’arbre s’apparentant à un véritable monstre), quelques sueurs froides tout de même (le clown) et de prouesses visuelles indéniables (beaucoup d’effets spéciaux, Spielberg oblige), notamment lors d’un final grandiose, même si certains trucages sont aujourd’hui un peu dépassés. En définitive, Poltergeist est un agréable moment de cinéma pour petits et grands, toutefois un peu "foutraque", et peut-être pas assez personnel pour être vraiment attachant. 3/5
Redrum : Horrifique et familial, voilà comment définir Poltergeist. A y regarder de plus près, ce mélange n’est pas vraiment surprenant : Steven Spielberg est crédité à la production du film. Sa griffe saute aux yeux, si bien que l’on se demande même parfois s’il n’est pas lui-même derrière la caméra : environnement familial et bon enfant, squelettes dignes d’Indiana Jones, décors classiques de la petite bourgade américaine… La première partie du film, assez calme, joue beaucoup sur les peurs de notre enfance : vent, orage, nuit, ombres, tout est prétexte à faire monter la tension crescendo. La grande réussite de Tobe Hooper est d’avoir su capter l’essence même de nos frayeurs enfantines, avant de plonger le récit dans le fantastique pur. Le film prend alors une tournure un peu plus sombre tout en restant grand public : il se transforme alors en aventure horrifique fort sympathique mais pas franchement effrayante (on est bien loin du très glauque Massacre à la tronçonneuse, du même Tobe Hooper). Il en va de même pour les héros du film, très propres sur eux (à l’exception d’un ou deux joints par-ci par-là), la petite Carol Anne (Heather O'Rourke) étant la seule à s’avérer intrigante derrière ses apparences de poupée au visage angélique. Un bon divertissement familial, à voir de 7 à 77 ans. 3,5/5
Genre : Fantastique
Réalisateur : Tobe Hooper
Acteurs : Craig T. Nelson, JoBeth Williams, Heater O'Rourke, Beatrice Straight, Dominique Dunne, Oliver Robins
Durée : 1h55
Année de production : 1982 (Etats-Unis)









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