Envie de vous faire peur ?


Le cinéma d'horreur permet à chacun d'être confronté à ses peurs les plus intimes, de s'immerger dans un monde irréel, de repousser les limites de sa propre tolérance, de voir l'extra-ordinaire...

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Le sondage pour le film de novembre est terminé : les lecteurs ont choisi The Mist (Frank darabont, 2007).

Lundi 13 juillet 2009
Poussé par un désir d'aventure et l'envie de se retrouver, un groupe d'amis se lance sur une via ferrata, une voie d'escalade en haute montagne. Pour Chloé, Guillaume, Fred, Karine et Loïc, le vertige des sommets et celui de sentiments enfouis va vite compliquer le voyage, d'autant qu'ils découvrent avec horreur qu'ils ne sont pas seuls... L'expédition va rapidement virer au cauchemar.


Tucker : Vertige porte bien son nom ! Pour la première partie du film du moins. En effet, nous suivons un groupe d'alpinistes, bien givrés pour la plupart, dans une ascension vertigineuse. Le choix d'Abel Ferry de filmer cette petite promenade de santé en utilisant gros plans, quelques effets visuels et une caméra qui bouge dans tout les sens, s'avère payant. En effet, le sentiment de malaise, de peur du vide et le stress n'en sont que décuplés. Et à l'instar de l'excellent The Descent de Neil Marshall, Vertige vire ensuite au survival horror, mais cette fois-ci, plutôt banal, voire un peu bébête... Non ! Ce n'est pas totalement vrai, la seconde partie n'est pas mauvaise, mauvaise, mais plusieurs petits points négatifs (rappelons que Vertige est un premier essai) viennent gâcher cette bonne première impression : les acteurs surjouent, la guéguerre entre les deux mâles pour la jolie demoiselle est... enfin passons, la réalisation nerveuse, atout au départ, devient brouillonne, les scènes de bastons sont parfois même illisibles, et notre braconnier de psychopathe, excité comme une puce, en fait beaucoup trop, dommage car l'acteur choisi, et surtout sa gueule bien ravagée, étaient taillés pour ce rôle ! Disons que cette seconde partie alterne le bon et le très mauvais ! Allez, c'est bien parce que c'est un premier film. 2,5/5

Redrum : Après Mutants et Humains, avant La Horde, le cinéma hexagonal nous livre un nouveau film d'horreur avec cette fois la montagne Croate pour décor. Vertige démarre sur les chapeaux de roue avec un premier quart d'heure terrifiant, hélas pas forcément pour les raisons espérées : des dialogues ultra niais, un casting digne des pires sitcoms AB, un trio amoureux sur lequel on insiste avec lourdeur... A ce titre, la prestation de Johan Libéreau (Loïc) est tout simplement exaspérante tant ce dernier surjoue son personnage sensible, peureux et fragile. Puis, le film nous offre ce qu'il a de meilleur lorsque nos aventuriers en carton arrivent sur la via ferrata. Abel Ferry filme de magnifiques scènes à plusieurs centaines de mètres d'altitude, dans des paysages grandioses. Sur grand écran, l'impression de vertige est tout simplement renversante et l'on imagine aisément un réalisateur passionné par cet univers. Sans conteste le point fort du film, source d'angoisse et de tension qui plus est. Enfin, après moult mésaventures, le groupe se scinde en deux et le film se transforme alors en survival un peu cheap. Le sang gicle, trahison et coups bas sont de mise, les morts s'enchaînent (sans que cela nous affecte outre mesure) et un méchant homme des bois (forcément difforme et plein de bave) fait son apparition. Cette dernière partie accumule les clichés et fait retomber toute la tension créée par la montagne... L'épilogue tente même de donner un caractère réaliste au film en nous infligeant un discours infondé sur des disparitions présumées de touristes dans les Balkans. Etait-ce vraiment nécessaire ? 1/5

Miss Strode : Une montagne, des jeunes qui marchent à l'adrénaline et un méchant... Rien d'original donc pour ce premier film d'Abel Ferry. Cependant, outre l'atmosphère -trop- criarde de Vertige, ce film se laisse voir. Sans prétention et rythmé, pourquoi en demander plus ? A noter toutefois que le méchant n'est pas doté d'une force surhumaine : il s'agit simplement d'un être resté à l'état de nature et qui chasse tout ce qui entre sur son territoire (avec une préférence pour les êtres humains). Voilà donc le côté original : un "méchant" ridicule qui se bat comme une demoiselle (tirage de cheveux, bras qui s'agitent, coups de pieds). Malheureusement les intrigues secondaires se superposent et ne servent finalement pas l'intrigue. En résumé, ne soyons pas trop sévère et accordons lui les « encouragements du jury ». 3/5

 


Genre : Suspense / Epouvante / Survival horror
Réalisateur : Abel Ferry
Acteurs : Fanny Valette, Johan Libéreau, Raphaël Lenglet, Nicolas Giraud, Maud Wyler, Justin Blanckaert
Durée : 1h 24
Année de production : 2008 (France)

Par Les Ingoruptibles - Publié dans : Suspense - Communauté : Webzine cinéma
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Lundi 6 juillet 2009
Jack Crow est un chasseur de vampires. Apres avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l'un d'entre eux, Crow a consacré sa vie a les chasser dans une traque impitoyable qu'il mène depuis des années en compagnie d'une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. A la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire. Apres un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maître des vampires, Valek.


Miss Strode
: À l'instar du récent 30 jours de nuit, nos amis les vampires ne sont plus des êtres spirituels et délicats. Ce sont des bêtes qui ne sont plus supérieures à l'homme que par la force qu'elles peuvent déployer (ils n'ont d'ailleurs plus l'usage de la parole...). Mais Carpenter nous propose sa légende propre, sacrifiant à cette nouvelle genèse du vampirisme le mythe instauré par Bram Stocker. Le film accole des univers totalement différents : cette chasse au vampire est orchestrée par une sorte de police du Vatican et va se terminer dans un village de western par un affrontement de "mâles", les postures des "dévampirisateurs" (eh oui, c'est même une profession avouable, ou presque...) semblent empruntées aux héros de Ghostbusters, la bluette -superflue- doit pouvoir se retrouver dans les meilleurs livres de Barbara Cartland, et on se demanderait presque si Dan Brown n'a pas participé à la création de l'intrigue... Le personnage incarné par James Woods est un hymne à la virilité, misogyne mais tellement réjouissant. Bref, Vampires, est une sorte de melting pot d'influences, de caricatures, de registres musicaux et de lieux communs que l'on aurait secoué pour obtenir un film de vampires aux dialogues bruts et burlesques. 3,5/5

Tucker : Il est clair que John Carpenter est un maître en la matière. Sa filmographie ne comporte que très peu de déchets dans le domaine de l'horreur et du fantastique, elle se compose même plutôt de plusieurs chefs d'oeuvres : The Thing, L'Antre de la folie, Halloween... Malheureusement Vampires n'en fait pas partie...et bien que son western spaghetti soit plutôt sympathique, Carpenter déçoit quelque peu. Heureusement, la gueule et le charisme d'un James Woods, chasseur de vampires qui ne fait vraiment pas dans la dentelle lorsqu'il s'agit de dézinguer une enfoirée de chauve-souris, sauve la mise. La scène d'ouverture également. Mais après une intro très réussie et bien fun, le film s'essouffle malgré tout, et ce n'est pas le maître des vampires (Thomas Ian Griffith), ses sous-fifres, la petite Sheryl Lee ou même Daniel Baldwin, manquant tous cruellement d'envergure, qui inverseront la tendance. Allez, pour les vannes d'un James Woods désopilant et l'aspect "ne se prend vraiment pas au sérieux", on ne va pas trop descendre ce Carpenter. 2/5

Redrum : Avec Vampires, John Carpenter délaisse la complexité de ses œuvres cultes pour nous proposer un film avant tout axé sur le fun, sorte de western moderne déjanté et bestial. Dans le rôle des cowboys, de bon vieux rednecks prêts à dégommer tout ce qui bouge, emmenés par un James Woods détonnant, habillé en circonstance : jean moule-burnes, blazer en cuir, ray-ban. Dans le rôle des indiens, une armée de vampires chevelus, eux aussi vêtus de cuir, ayant une fâcheuse tendance à mordiller la chair fraîche passant sous leur nez. Pour compléter le tableau, quelques jolies filles (dénudées si possible), du sable, de la poussière, des toiles d'araignée et...quelques ecclésiastiques bien avisés. Tout ce joyeux monde prend donc un malin plaisir à se chamailler dans la joie et la bonne humeur jusqu'à l'inévitable duel final, western oblige. Carpenter signe ici un film certes loin d'être parfait mais qui brille par son côté Série B totalement assumé, où les répliques fusent au même rythme que les balles de fusil, devant lequel on passe un moment plus qu'agréable dès lors que l'on adhère à l'esprit de l'oeuvre. Bref, un film pour ceux (et celles !) qui en ont. 3/5



Genre : Horreur / Action
Réalisateur : John Carpenter
Acteurs : James Woods, Daniel Baldwin, Sheryl Lee, Thomas Ian Griffith, Maximilian Schell, Tim Guinee
Durée : 1h42
Année de production : 1998 (Etats-Unis)

Par Les Ingoruptibles - Publié dans : Horreur - Communauté : Webzine cinéma
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Mercredi 1 juillet 2009

Harry Potter et le prince de sang-mêlé, de David Yates. Sortie : 15 juillet 2009
Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Helena Bonham Carter
Alors qu'Harry Potter débute sa sixième année à l'école des sorciers, il découvre un mystérieux grimoire sur lequel est inscrit "ce livre appartient au prince de sang-mêlé". C'est ainsi qu'Harry en apprend plus sur le sombre passé de Voldemort...


Bronson, de Nicolas Winding Refn. Sortie : 15 juillet 2009
Avec : Tom Hardy, Matt King, James Lance
1974. Livré à lui-même, Michael Peterson, 19 ans, cherche à faire la Une des journaux : rêvant de devenir célèbre, il tente de braquer un bureau de poste avec un fusil à canon scié qu'il a lui-même bricolé. Rapidement interpelé, il est d'abord condamné à sept ans de prison. A ce jour, il a passé 34 années en prison, dont 30 en cellule d'isolement.




Lesbian Vampire Killers, de Phil Claydon. Sortie : 22 Juillet 2009
Avec : Paul McGann, James Corden, Mathew Horne
Jimmy Maclaren et son ami Fletch profitent de leurs vacances dans la campagne anglaise, quand ils se retrouvent coincés dans un petit village reculé, où règne une terrible malédiction qui touche les femmes. Celles-ci se transforment toutes en vampires et rejoignent une secte de Vampires Lesbiennes. Jimmy et Fletch sont appelés à la rescousse par les hommes du village...


The Midnight Meat Train, de Ryuhei Kitamura. Sortie : 29 juillet 2009
Avec : Bradley Cooper, Vinnie Jones, Brooke Shields
Un photographe de presse est témoin d'un meurtre dans le métro de New York. Il décide de prendre en chasse le criminel, un serial killer connu sous le nom de "boucher du métro"...


Par Les Ingoruptibles - Publié dans : Actualité - Communauté : Webzine cinéma
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Mardi 30 juin 2009
Seth Brundle est un jeune biologiste très doué. Après avoir fait ses premières armes dans une brillante équipe, il se décide à travailler seul. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde : la "téléportation" qui consiste à transporter la matière à travers l'espace. Les essais sur un babouin sont peu convaincants et après des fuites dans la presse, il décide de se téléporter lui-même. Seulement il ne s'aperçoit pas qu'une mouche fait partie du voyage.


Redrum : Avec La Mouche, David Cronenberg signe un film audacieux à la croisée des chemins entre horreur, fantastique et drame sentimental. Son héros, Seth Brundle, est un scientifique marginal, décalé, hors du temps et donc forcément attachant. Sa progressive décomposition physique, mentale, psychologique est bouleversante : victime de son ambition démesurée, Brundle assiste passivement à sa propre déchéance. Il est d'ailleurs intéressant de constater que l'intelligence humaine est ici enrayée par le plus commun des insectes. Quelques siècles après Rabelais, Cronenberg nous prouve ainsi que « science sans conscience n'est que ruine de l'âme », apportant matière à réflexion sur de nombreux thèmes tels que la maladie, la course à la performance, le dépassement de soi... Portant le film à lui seul, ou presque, Jeff Goldblum est incroyable dans la peau de l'homme insecte, son interprétation s'avérant remarquable dès les premières scènes où, pourtant encore 100% humain, son attitude rappelle déjà celle d'une mouche. L'aspect dramatique du film est renforcé par la relation impossible entre Seth et Veronica (Geena Davis), qui ne verse heureusement pas exagérément dans le trop-plein sentimental. N'oublions pas les effets spéciaux abominablement réussis, qui font de La Mouche une fable horrifique incontournable. 5/5

Miss Strode : Voici un film incontournable des années 80. Jeff Goldblum en savant fou y est plus que crédible. On se laisse prendre par l'histoire et on se surprend à être ému, malgré tout. Outre le scénario, les effets spéciaux sont plus que dégoûtants : on y voit du pus, des sécrétions de tout ordre, des membres liquéfiés... tout cela giclant et dégoulinant gaiement. La métamorphose, insignifiante d'abord, gagne tout l'être et le mental de l'acteur : le mimétisme avec l'insecte est rendu à travers la voix qui se modifie, le regard qui s'affole, les muscles qui se développent, jusqu'à ce que l'insecte prenne le pas sur l'homme. La compréhension de Seth Brundle du caractère inéluctable de son état donne à ce huit clos un côté tragique et touchant. 4,5/5



Genre : Fantastique / Drame / Gore (Remake de La mouche noire, de Kurt Neumann)
Réalisateur : David Cronenberg
Acteurs : Jeff Goldblum, Geena Davis, Leslie Carlson, George Chuvalo, John Getz
Durée : 1h36
Année de production : 1986 (Etats-Unis)

Par Les Ingoruptibles - Publié dans : Fantastique - Communauté : Webzine cinéma
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Réalisateur : Robert Rodriguez
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Réalisateur : Jon Harris
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